La sécurité ne doit pas être l'objet de surenchères électorales !

Le 7 février 2008
La presse locale et nationale se sont fait l’écho d’affrontements entre bandes
rivales à la gare de Chelles lundi soir. Elle s’est interrogée sur un nouveau phénomène, apparu ces dernières années, à savoir celui des bandes, et particularité novatrice de lundi dernier, des bandes de jeunes filles adolescentes.
Ce que je souhaite souligner ici et que personne n’a remarqué, c’est l’extraordinaire travail de la police nationale, aidée en cela par les agents de
la police municipale chelloise. En effet, la présence d’une trentaine d’adolescentes à la gare de Chelles, qui souhaitait en découdre avec d’autres pour des motifs futiles, laissait craindre des débordements et de graves atteintes à l’ordre public. Il n’en fut rien !
L’excellente coordination entre les forces de l’ordre de l’Etat et la police municipale
a permis de maîtriser la situation et de disperser ces groupes de jeunes filles originaires de Noisiel et de Meaux, au moyen de quelques interpellations effectuées dans le calme par la police nationale.
La sécurité des Chellois et des usagers des gares SNCF et routière a été assurée
sans faille alors que l’on pouvait craindre des évènements tels que ceux survenus
à la gare du Nord. Aucune dégradation n’a été commise, le trafic n’a pas été
perturbé et aucun blessé n’est à déplorer. Je souhaite donc rendre un hommage tout particulier et féliciter les hommes du commissariat de Chelles et les agents de la police municipale.
Ces événements m’amènent aussi à rendre publique la lettre que je viens
d’adresser, vendredi dernier, au Premier Ministre suite à l’entrevue qu’il a
accordée à la tête de liste UMP en vue des prochaines élections municipales (pour la lire, cliquer ici).
Il ne sert à rien de promettre des renforcements d’effectifs au commissariat de Chelles, alors que depuis 5 ans, les policiers nationaux en poste sont toujours de l’ordre de cent.
Il ne sert à rien de promettre le doublement des effectifs de la police municipale,
en raison d’un soi-disant ratio entre population et agent, comme le fait mon
opposant, pour assurer la sécurité à Chelles. Néanmoins, précisons que la police municipale, qui comptait en 2002, 16 agents voit ses effectifs aujourd’hui portés
à 23. Je rappelle que la sécurité et le maintien de l’ordre public sont du ressort de l’Etat.
Qu’en est-il des ratios appliqués par le Ministère de l’Intérieur ? Le commissariat de Chelles couvre les communes de Chelles, Courtry, Le Pin, Brou-sur Chantereine, Vaires-sur-Marne et Villevaudé, soit 72 892 habitants,
et compte 98 policiers. Le commissariat de Meaux regroupe plusieurs communes, totalisant 72 655 habitants, et compte 180 policiers.
Le fait que la ville de Meaux dispose d’une sous-préfecture, d’un tribunal de grande instance et d’une prison à proximité, ne justifie pas, à mes yeux, que les affectations de policiers nationaux soient presque du simple au double.
La sécurité de nos concitoyens et des Chellois ne peut faire l’objet d’une surenchère électorale.
Jean-Paul Planchou, Maire de Chelles.
P.J. : Lettre à M. François Fillon, Premier Ministre.
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